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Couture Main ou Piqûre Machine?

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Je vais vous faire un aveux : je n’aime pas plus coudre le cuir à la machine 🫣

Lorsque j’étais en formation à la préparation au CAP Maroquinerie, la couture main n’était pas au programme du CAP, mais les compagnons ont jugé bon de nous l’apprendre. La fameuse couture main au point sellier. Venant de la couture et du loisir créatif, où l’utilisation de la machine est un basique, il ne me venait pas du tout à l’esprit de coudre à la main. Mes projets devaient avancer vite, et de toutes façons, le peu que je faisais à la main pour la couture me rebutait et le résultat était tout simplement moche. Donc coudre du cuir à la main, au début je me suis écriée  « what? » 😰

En effet, mes premières coutures main sur cuir étaient très laides et lorsqu’on est enfin passé à la machine, j’étais très contente et soulagée. Et lorsqu’il fallait repasser à la couture main parce que pas la choix, la machine ne passait pas à certains endroits, j’étais dégoûtée et je voyais déjà mon travail gâché😭

Lorsque j’ai commencé à vouloir produire pour mon compte et mon entourage, et continuer à pratiquer, faute de pouvoir m’acheter une machine à coudre adéquate pour la couture du cuir, j’ai pratiqué à outrance la couture main. Pas le choix et malgré un gros sentiment de frustration les premières années, j’avoue que j’ai fini par apprécier cette pratique, limite méditative🧘🏽‍♀️

Couture Main d’initiales sur le Vide-Poche

Je suis passée de  « je dois aller vite » à  « avec le cuir, il vaut mieux y aller tranquille »😅.Ca allait avec le fameux  « mesure 2 fois et pique/coupe 1 fois » car le cuir garde les marques, les trous, et vue son prix, il vaut mieux prendre son temps pour faire bien. Moi l’impatiente de nature, j’ai appris cette patience nécessaire à l’artisanat.

Maintenant j’ai enfin ma copine Hilda, ma machine à coudre industrielle, triple entrainement, parce que la couture main c’est beau, ça m’apaise, mais ça n’aide pas à boucler les commandes dans un délai raisonnable. Mais comme je le disais au début, je n’aime pas/plus coudre le cuir à la machine😣. Autant pour les tissus, je ne me pose pas de questions et j’utilise la machine sans soucis. Mais pour le cuir, c’est une autre histoire car j’avoue que c’est la peur qui me guide.

Comme je le disais, avec le cuir il vaut mieux mesurer 2 fois pour ne couper qu’une fois. La machine industrielle, c’est une bête robuste et très rapide, qui doit se dompter, s’apprivoiser. En sortant de formation, j’avais tellement pratiqué sur ces machines, passé l’examen du CAP sur ces machines, que ça allait, je maitrisais. Mais 5 ans après, à ne coudre qu’à la main, j’avais un peu perdu mes réflexes et repères pour l’usage de cette machine tant convoitée au départ. Lorsque Hilda m’a été livrée (ah oui, j’ai oublié de préciser que je nomme beaucoup de mes objets😁), j’ai eu des explications d’utilisation et sur le coup, ça me parlait donc je me suis dit que ça irait. Mais c’est comme pour tout, ou comme le vélo, ça ne s’oublie pas, mais le manque de pratique peut s’avérer fatal.

Bref, j’ai fait connaissance avec ma chère Hilda, essayé pleins de trucs, de réglages, et je me suis refaite la main. Et ça va, Hilda m’a convaincue de continuer à l’utiliser, même si j’avoue avoir encore des petits ratés. Mais ça, c’est à cause de mon côté obstiné, quand j’essaie d’aller plus loin que ce que permet la machine 😊

Promis, je reprends mon côté apaisé et je vous produis des articles de maroquinerie dignes de ce nom

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